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ADEOCSE ou un projet concrètement européen

La volonté de créer ADEOCSE (Association pour un Dialogue Est-Ouest Culture, Social et Economique) nous est venue après avoir lu les nombreux messages et commentaires qui nous sont parvenus, suite  à des articles publiés sur notre site www.pg5i.eu. Une grande majorité d’entre eux émanaient de  lecteurs qui souhaitaient s’exprimer sur ce qu’on appelle l’identité européenne.  ADEOCSE  a pour objectif de regrouper tous ceux qui croient encore en l’Union Européenne mais aussi tous ceux qui souhaitent la reconstruire autrement.

Nous pensons qu’il n’y a pas le feu au lac mais que l’incendie risque  de se propager plus vite qu’on ne l’imagine. Les raisons de cette crainte vient de deux réalités qui nous apparaissent de plus en plus dangereuses.

Des réseaux « asociaux » auxquels adhèrent les populistes

La première d’entre elles est l’impact toujours plus important de certains réseaux sociaux qui font que les grands vainqueurs d’élections dans de grands pays s’appellent le mensonge et la rumeur et non plus l’intelligence et le courage. Une célèbre éditrice allemande à la tête de plusieurs magazines, dont « Géo » est le plus emblématique, a été interviewée récemment par le  quotidien économique allemand à grand tirage, « Handelsblatt ». Dans le cadre de cet entretien, elle expose son point de vue sur les conséquences qu’ont déjà les réseaux qu’elle qualifie d’«asociaux » sur l’évolution de nos sociétés.   Julia Jäkel, présidente du Conseil d’Administration de Gruner & Jahr, s’inquiète à juste titre qu’un homme à l’instar de Mark Zuckerberg puisse se vanter de détenir un pouvoir au dessus de tous les Etats. Avoir la possibilité d’encadrer virtuellement plus de deux milliards de personnes, soit 60% de plus que le nombre estimé d’adeptes à l’Islam, donne froid dans le dos. Peut-on s’imaginer à quoi ressemblerait notre planète si Hitler, Mussolini, Franco et Staline avaient été dotés de tels outils de communication ? Julia Jäkel s’est exprimée dans un support économique réputée pour ses analyses politiques et sociales pour prévenir les chefs d’entreprise et les dirigeants politiques des dangers de tout miser sur les réseaux sociaux, comme c’est aujourd’hui la tendance. Elle est en quelque sorte une « lanceuse d’alerte » lorsqu’elle rappelle qu’actuellement sur dix informations publiées sur Angela Merkel par Facebook, sept se révèlent mensongères, parce qu’elles émanent de personnes dont ce n’est pas le métier d’informer objectivement.

Ce nouveau visage de la dictature fait déjà des ravages dans les pays d’Europe Centrale où les dérives sont d’autant plus dangereuses qu’elles sont souvent véhiculées dans un anglais douteux , ce qui crée des malentendus et renforce les préjugés. On en a eu la preuve récemment en République Tchèque et en Bulgarie, deux pays où une rumeur s’est répandue comme une traînée de poudre. Elle laissait penser que les contenus des produits alimentaires importés étaient différents et de moins bonne qualité que ceux consommés dans les pays d’origine. Des milliers d’euros, mais aussi beaucoup de temps et d’énergie ont été investis dans des analyses qui ont prouvé qu’il s’agissait d’un mensonge à grande échelle. Non, les Occidentaux n’ont jamais eu l’intention d’empoisonner les consommateurs d’Europe Centrale. Quel intérêt auraient-ils eu à le faire puisque c’est sur ces territoires qu’ils réalisent leurs meilleures marges et ce, malgré un pouvoir d’achat nettement inférieur ! Ces informations et de nombreuses autres que le site www.pg5i.eu a souvent été le seul à divulguer, ont été diffusées par des magazines indépendants dont nous sommes fiers d’être partenaires. C’est cette presse-là qui nous a fait confiance et mis gratuitement ses contenus à notre disposition pendant plus de deux ans, que nous voulons à ce jour remercier. C’est cette presse là, encore libre dans un environnement politique difficile où les petits Trumps prospèrent comme des champignons,  que nous vous demandons d’aider en adhérant à ADEOCSE.

Une vieille Europe dirigée par des vieux !

Le second risque d’incendie provient d’un problème qui, Dieu soit loué, est de plus en plus mis en avant dans les médias, notamment ceux  de langue allemande. Si l’Europe ne tient plus ses promesses aux niveaux social et culturel, c’est parce qu’elle est gérée par des « vieux pour des vieux ». Non seulement les dirigeants actuels ignorent leur jeunesse, mais ils tendent à la mépriser. Ce ne sont pas les jeunes Britanniques qui ont voulu quitter l’Union Européenne mais les retraités qui ont eu peur de perdre leurs rentes, leurs pensions et leurs placements. En revanche, ce sont les jeunes européens qui vont être chassés d’Angleterre par une femme de 61 ans qui ne s’interroge pas, à savoir que 80% des électeurs âgés de 18 à 24 ans étaient favorables au maintien du Royaume-Uni dans l’Union Européenne. L’avenir de cette jeunesse européenne oubliée est aujourd’hui entre les mains d’un Français de 66 ans, Michel Barnier, un vieux routier de la politique, de cette politique dont déjà plus personne ne veut. ADEOCSE espère avoir suffisamment d’adhérents pour pouvoir réaliser une synthèse en anglais de www.pg5i.eu, qui prouvera aux jeunes britanniques pro-européens que nous ne les oublions pas.

Mais la question que nos lecteurs vont se poser : pourquoi le site www.pg5i.eu a-t-il besoin d’une association ? La réponse est simple : l’Europe pourra être sauvée que par des initiatives civiles, fortes, concrètes et réalistes. De discours et d’analyses sur l’Europe, nous en sommes inondés depuis des décennies. Le tout aboutit parfois à des initiatives louables mais nous pensons qu’organiser des chaînes humaines sur les ponts du Rhin, du Danube ou de l’Oder ou se tenir debout la nuit sur des places publiques sont certes des actes médiatiquement porteurs mais éphémères. Notre ambition est de faire de la fusion ADEOCSE / pg5i un laboratoire d’idées qui privilégie l’action sur l’observation. Nous trouvons regrettable que des créateurs, des écrivains, des artistes (metteurs en scène, musiciens, designers, etc.) demeurent inconnus uniquement parce qu’ils sont nés dans un pays à faible démographie ou qu’ils parlent une langue peu usitée. Nous sommes convaincus que ce sont ces citoyens-là qui ont vu le jour sur des terres qui symbolisent l’histoire européenne qu’il ne faut pas oublier mais au contraire promouvoir.

 

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